15.08.19

Les fusions-acquisitions en France

Photo Les fusions-acquisitions en France

Au début de l'année, on enregistre une nette diminution des opérations de fusions-acquisitions dans le monde. Dans l'Hexagone, la situation est tout autre. En effet, ce marché se porte bien. Voici un état des lieux des fusions-acquisitions en France.

Le record de l'année dernière

En Europe et en France, l'année dernière a enregistré un record en nombre de fusions-acquisitions. La plupart des opérations réalisées pendant cette année ont une tendance soutenue et continue vers le haut. Cela concerne toutes les catégories d'opérations mais la hausse est plus prononcée pour les plus de 50 millions d'Euros. Le marché hexagonal des fusions-acquisitions se caractérise par des transactions de moyenne et de petite taille.

Plus de 20% des opérations concernent des transactions transfrontalières. Ce taux enregistre quand même une baisse par rapport aux années précédentes. Cela est dû à l'incertitude au niveau des pays proches de la France comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. La tendance est la même pour cette année car le nombre de fusions-acquisitions stagne pour le premier trimestre. Il pourrait avoir une hausse tant au niveau du nombre que de la valeur des opérations.

Les causes d'une telle situation

La hausse des opérations de fusions-acquisitions est due à l'économie d'échelle réalisée. Ce type d'opérations permet aussi d'acquérir de nouvelles technologies et un nouveau savoir-faire. C'est aussi l'occasion pour l'acquéreur de bénéficier de nouveaux talents qui représentent des valeurs ajoutées non négligeables. Cette situation est importante dans un monde entrepreneurial très concurrencé.

La disponibilité des fonds fait également partie des causes de l'engouement pour les transactions de fusions-acquisitions. L'apport de fonds propres avoisine les 20% de la valeur globale des petites opérations entre PME. Dans ce cas, le vendeur concède un échelonnement des paiements selon la négociation entre les deux parties prenantes. Les liquidités disponibles sont plus importantes que les années d'avant, une raison pour laquelle le marché des fusions-acquisitions se porte actuellement bien.

Les spécialistes divisés

Même si l'on remarque une nette stagnation des opérations defusions-acquisitions pour ce trimestre, les spécialistes sont divisés. Certains experts tablent sur une stabilisation des transactions pour toute cette année. D'autres envisagent une augmentation en nombre des opérations et quelques-uns ne prévoient aucune croissance. Une minorité de spécialistes misent sur une baisse du nombre des opérations de fusions-acquisitions.

Les transactions de plus d'une cinquantaine de millions d'Euros vont subir une stagnation ou réduction en nombre. Cette situation est le résultat d'une incertitude au niveau du contexte économique et politique. Les mouvements de grèves et de contestations populaires rendent les investisseurs plus réticents à franchir le pas. La hausse du nombre de transactions ne signifie pas forcément hausse de la valeur des opérations.

La valeur totale des transactions se chiffre à plus de 20 milliards d'Euros toutes opérations confondues. Le recul de ces dernières années est surtout dû à l'absence de gros contrats comme celui de Gemalto/Thales. Le secteur de la technologie enregistre le plus d'opérations avec des sommes record. Cela concerne surtout les petites structures qui proposent des services innovants à fort potentiel.

La Tech française attire de plus en plus d'investisseurs sur le sol hexagonal. Cela permet des fusions entre les grosses structures étrangères et les startups françaises.